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Editorial

Cultiver Ma Féminité

Culture Queer

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Le Journal de Michel-e, bigenre

Avant-Propos

Le Contenu

Á travers les pages de mon site je parle sans détour de mon bigenderisme, de mon évolution personnel et de l'exploration de ma part féminine.

Ces pages ne sont pas destinées à un jeune publique sans explications préalables.
C'est pourquoi, ce site est «labélisé contenu pour adulte» ce qui lui permet d’être détecté par les systèmes de contrôle parental ou de protection des mineurs.

Moi en quelque lignes.

Je suis bigenre, quelque part entre homme et femme.

Bien que mon aspect est masculin, exeption faite pour mes petits seins que je dois à un traitement hormonal, une irrépressible partie de moi est féminine.

Mon genre social est masculin et à ce titre, je m’en accommode, mais m'y tenir exclusivement serait une amputation mentale.

Ma sensibilité féminine est ressentie par beaucoup de femmes et, avec certaines je laisse tomber mon discours masculin pouvant ainsi exprimer ma féminité et mes émotions naturelles.

Mon sexe, bien que pratique parfois, est pour moi un obstacle pour partager leur complicité et dans ma sexualité. Dans le meilleur des cas c’est tout au plus un laisser-passé dans cette société machiste.

L’usage du trait d’union et du point médian (·).

J’utilise uniquement le trait d’union dans mon prénom pour unir mon féminin et mon masculin.

Coté grammaire, quand je me sens femme, je m'exprime au féminin sinon j’utilise l’écriture inclusive.
Sur le clavier (PC) on obtient le point médian par Alt 0183.
voir www.ecriture-inclusive.fr

Mon Journal

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16 février 2022

Bilan ?

Pendant de nombreuses années j’ai cherché à redéfinir mon genre à travers de multiples expériences de féminisation.

J’ai commencé par le travestissement, mais c’était frustrant car trop superficiel, cela me donnait l’impression de me déguiser, de faire “comme une femme” et c’était en contradiction avec la profondeur de mon ressenti féminin.

Avec mes augmentations mammaires je rempli pour la première fois mes soutien-gorge avec mon corps, j’incarnait enfin ma féminité. Je compris alors que je me sentais prête pour passer à une transformation plus définitive, prendre de l’œstrogène.

J’avais conscience qu’avec ce traitement hormonal je prenais le risque d’avoir un corps qui, en fin de compte, ne me correspondrait pas. J’ai vécu une seconde puberté avec la délicieuse angoisse de ne pas savoir quelle forme mon corps allait prendre et quelle serait la taille de mes seins. C’était incroyable de pouvoir se poser de telles questions. Au fur et à mesure de sa croissance, ma poitrine fut de plus en plus visible et parfois des regards s’attardaient furtivement au niveau de mes seins, j’étais regardée autrement et j’aimais ça.

Mes soutien-gorge les plus nombreux sont ceux à balconnets car ils mettent bien mes seins en évidence même sous mes chemises. Les matins, je suis heureuse et fière d’admirer ma poitrine que je viens d’ajuster dans mon soutien. Bref, mes journées sont agrémentées de gestes exclusivement féminins. Je me sens légitimement femme et homme mon corps et ma vie en témoignent.

Conclusion, pendant un temps je me suis crue de genre fluide, mais la constante dans laquelle je vie ma féminité ne me laisse que très peu de doutes : je suis bigenre. J’ai renoncé à connaitre mes proportions de masculinité/féminité car c’est vraiment sans importance car mon équilibre est atteint, je suis bien maintenant.

5 janvier 2022

Si porter exclusivement des sous-vêtements féminins est entré dans ma normalité, chaque matin j’aime me regarder ajuster mes seins dans mon soutien-gorge, cela me fait toujours sourire. Pendant la plus grande partie de ma vie je me suis contentée de prothèses en silicone pour remplir les bonnets de mes soutiens, mais depuis plus de cinq ans j’éprouve du plaisir et de la fierté d’être pourvue d’une poitrine capable de les remplir.

19 décembre 2021

De l’autre côté du miroir.

Nous nous rendons chez des amis intimes et comme souvent quand je sors, je porte volontiers un soutien-gorge corbeille, qui donne une jolie forme à ma poitrine et malgré l’absence de rembourrage, mes seins ont une forme plus dessinée plus évidente, ils sont donc visibles même s’ils sont petits.

Nos retrouvailles se font comme toujours dans la bonne humeur et dans une cascade de plaisanteries, nous nous taquinons à propos de nos stigmates dû à l’âge qui avance et après m’être moqué de la rondeur du ventre de mon ami, il enfonce son index dans un de mes seins en me disant « Et "ça", hein ? ». Au sujet de ma poitrine, la version officielle est une gynécomastie que mon frère et moi aurions hérité de mon père et je précise en plaisantant (et non sans fierté) qui c’est moi qui ai les plus gros seins de la famille (que je dois à mon traitement hormonal, mais ça c’est mon secret !).
A ce geste, je réplique en lui demandant, toujours sur le ton de la plaisanterie, « Et si je te touchais les couilles ? »
Il me répond en riant « mais là on ne peut pas ! »
Et nous passons à un autre sujet de rigolade.

Mais là j’ai eu en sentiment de gêne quand je me suis dit « Donc toucher mes seins, c’est OK même rigolo, mais toucher tes couilles, ça ne le fait pas ! ». J’ai eu l’impression que ma partie féminine était devenue propriété publique, à disposition, en libre-service. Bien sûr je ne me fais pas sifflée ou apostrophée dans la rue et/ou draguée lourdement, mais à cet instant j’était de l’autre côté du miroir : disponible aux hommes sans autre forme de procès comme un objet que l’on pouvait toucher sans autorisation !

17 décembre 2021

Une chose importante dont je me suis rendu compte : Depuis que je vis ma féminité librement dans mon couple, n’ai plus ces angoisses nocturnes qui parfois me réveillaient la nuit tellement je me sentais enfermée dans une vie qui effaçait ma seconde nature profonde. Il semble aussi que ne me rêve plus en femme mais plutôt sans genre défini.

12 décembre 2021

Nous faisions nos courses et mon épouse repère une promo 2 + 1 gratuit pour des protèges slips du format que j’utilise ; « comme ça tu peux voir venir » me dit-elle en les mettant dans le caddie.
Et oui, ma féminité est devenue tellement… banale, j’en suis heureuse car cette banalité me donne l’impression apaisante que je pourrai vivre comme pour le reste de ma vie.

29 novembre 2021

Voilà, je n’éprouve plus de plaisir à porter ma lingerie et pourtant je continue par habitude simplement parce que c’est comme ça que je m’habille au quotidien. Samedi matin j’ai décidé de passer la journée sans soutif pour être plus à l’aise car j’avais du bricolage. Mais nous sortions le soir et après ma douche j’ai mis un beau soutien et sa culotte coordonnée car cette fois je voulais me sentir bien en me sachant élégante avec une touche de dentelle et de tulle qui épousaient les courbes de mes seins et de mes fesses.

4 novembre 2021

Quelle libération !

Ce matin j’ai encore goûté au plaisir d’être naturellement au féminin, choisir sa lingerie pour la journée et la mettre sans honte, sans angoisse, simplement parce que je suis moi.

Maintenant je peux vraiment sentir en moi l’existence mêlée de ma féminité et ma masculinité fondue en une personnalité ; quand j’ajuste mon soutien en me regardant (m’admirant) dans la glace j’aime ce que je vois, il n’y a aucun conflit, pas de discordance, juste de la complétude.

4 novembre 2021

Je suis très heureuse de mes nouvelles acquisitions, les soutien-gorge Mark & Spencer semblent me convenir. Juste un bémol pour le soutien blanc qui m’écrase un peu la poitrine. De plus M&S est bon marché, à moi les balconnets !

30 octobre 2021

Hier, j’ai mis caleçon qui avait échappé au rangement dans la boite, et je m’étais habillée sans mettre de soutien. « Tiens tu es en homme ! ». Cela m’a interpelée car c’était la première fois que venais une idée pareille. Je me sentais dans une sorte d’anormalité et je fus confirmée dans cette sensation le soir en m’apprêtant pour recevoir des amis. Je me suis sentie à nouveau normal en mettant mon soutien-gorge et une jolie chemise, je me suis souri en admirant ma silhouette discrètement soutenue dans sa féminité. Je m’aime bien comme ça et c’est bien plus agréable que la culpabilité !

25 octobre 2021

Comment gamine, je colle dans mon journal les photos des soutiens que j'attends pour prendre patience.
S.G. Mark And SpencerS.G. Mark And Spencer

20 octobre 2021

Sur Zalando, j’ai découvert une marque de soutien-gorge qui me va à merveille : Mark And Spencer !
J’ai fait une commande de deux soutif, hâte de les recevoir.

19 octobre 2021

Il y a quelques jours je passais chez mon cardiologue, une heure avant le RDV je me rends compte que je porte naturellement un soutien-gorge et les marques se verront comme le nez au milieu de la figure. Au fond de moi pas de panique, ni même de gêne “tant pis, et puis zut, je suis comme ça, qu’il se débrouille avec son ressenti !”
Et en sortant de la cabine-vestiaire, l’infirmière que va faire mon ECG est une amie (ouups)... Me voilà seins nus devant elle qui reste très pro en m’invitant à m’allonger. Les marques des armatures sous les seins sont immanquables, mais tout en papotant elle continue son job.
Et rebelote face au cardiologue, qui confirme le diagnostic d’innocuité du symptôme précédemment détecté avec un examen aux ultra-sons lui aussi très pro, sans regards ni remarques.

Conclusion, à mes yeux ma féminité prend de plus en plus de légitimité et la honte qui m’a habitée depuis toujours n’est presque plus qu’un souvenir.

11 octobre 2021

Jour après jour, la peur d’être surprise au moment de mettre ou d’ôter un soutien-gorge s’estompe, ce temps « d’adaptation » me fait me rendre compte à quelle point cette peur était ancrée en moi. Maintenant, je me sens de plus en plus sereine vis-à-vis de cela et je me sens aussi plus libre d’être moimême.

26 septembre 2021

J’ai libéré mes soutifs de leur boite et j’y ai mis mes caleçons à la place, je veux vivre exclusivement en lingerie féminine en dessous et au masculin au dessus.

24 septembre 2021

Hier j’ai décidé de franchir un autre cap, comme mes culottes je mets mes soutien-gorge sans me cacher, et le soir idem, je ne les dissimule plus dans le tiroir mais ils sont déposés sur le valet de nuit.

Encore un peu plus de douceur dans ma normalité féminine/masculine.

21 septembre 2021

Cher Journal,
Je viens de commander un anneau servant à la contraception masculine, cet anneau maintient les testicules dans le bas ventre. Elles sortiront plus de ma culotte car mon anatomie sera plus conforme à cette lingerie. Dans un jeans moulant, j’espère que mon entre-jambe sera plus conforme à celui que j’envie chez les femmes.

7 septembre 2021

Ma commande Zalando est arrivée, un joli soutien-gorge full cup en dentelle blanche taille 100A qui me va comme un gant !
Plaisir de s’apprécier dans le miroir avec une jolie lingerie.

Et à propos de plaisir, en rue je suis fière de mes formes et je me tiens bien droite ne laissant aucun doute sur la présence de mes seins.

5 septembre 2021

Ce matin après ma toilette, sans cachoterie j’ai enfilé une petite culotte mis un protège-slip.

4 septembre 2021

Mon épouse a déposé dans mon armoire des serviettes hygiéniques, je suis agréablement surprise. smiley

2 septembre 2021

Cher journal,
Nous avons déménagé (avec mon épouse) dans un nouvel appartement tout neuf, et dans le dressing j’ai maintenant trois tiroirs dont un entièrement consacré à mes soutifs et nuisettes, un deuxième pour mes chaussettes et mes bas et porte-jarretelles et enfin le troisième contenant caleçons et culottes. Et mes jupes côtoient mes jeans et mes chemisiers, mes chemises.
Ce déménagement a été une occasion “d’officialiser” mon bigenderisme car avant j’avais une petite commode séparée pour mes effets féminins.
Je suis heureuse de cette nouvelle disposition.

4 mai 2021

Hommage à ma perle,

Mon amour, un jour tu m’as dit que je t’ai déçue quand tu as découvert ma double vie, une vie sans toi. Et tu as dû te sentir trahie par mes cachoteries. Nous parlions bien de ma part de féminité, mais te doutais-tu vraiment ce que cela signifiait pour moi ?
Voici déjà quatre mois que ma lingerie féminine fait partie de notre quotidien, je sais que de me voir enfiler ma chemise de nuit avant de me coucher ou de me voir le matin en petite culotte et en soutien chercher une chemise dans la penderie, parfois te sembles encore étrange.
Mais grâce à ton acceptation, j’ai pu aussi me vivre entièrement, je ne porte plus ma féminité comme un combat honteux, mais comme un fait au quotidien, sans ce jeu de cache-cache.

Merci de m’avoir pardonné cette trahison, merci de m’aimer à ce point.

Michel-e

21 février 2021

Quand je me suis aperçue que mon épouse acceptait ma personnalité féminine en nommant mes lingeries plutôt que d’utiliser le mot “truc”, dans les jours qui ont suivis, ça m’a fait comme un vide.
La normalisation de l’utilisation de ma lingerie s’étant installée jour après jour, une banalisation avait remplacé le combat intérieur quand je décidais de braver “l’interdit” et j’avais l’impression que je perdais de la “consistance féminine”.

Mais un matin en m’habillant, je me dis que je n’allais pas mettre de soutien car j’avais un control médical après le bureau. Dans un sentiment d’agacement je me surpris à penser : ”Et pourquoi je devrais me passer de soutien-gorge ?” A cette question intérieure je me répondis en enfilant un à balconnet.

J’ai passé toute la journée avec un poitrine bien mise en valeur, et quand l’infirmier qui me désignait la cabine me signala que je devais enlever le haut pour l’auscultation, j’étais pleine d’assurance en me déshabillant. Quand j’ouvris la porte de la cabine ma chemise et mon soutien-gorge pendaient aux crochets tous les deux biens visibles, aussi visibles que les marques de mon soutien sur la peau.
Cette visite de control médical se passa sans remarque, l’infirmier ne cilla pas en me pausant les électrodes de l’ECG.
En me rhabillant, j’ai pensé en souriant que j’aurais pu lui demander si je devais aussi enlever mon soutien car après tout je me suis présentée à lui seins nus. smiley

En conclusion, ma féminité a gagné en légitimité car je suis acceptée comme telle dans mon couple et cette banalisation est un cadeau de la vie, car maintenant me sentir femme fait naitre en moi en sentiment de fierté.
Et pour finir, j’ai décidé de m’exprimer dans mon journal uniquement sur le mode féminin, fini l’écriture inclusive.

RTA